présentation du projet

Introduction

L’harmonisation des cursus universitaires au système LMD a été le point de départ pour un arrimage du Maroc au processus de Bologne. La poursuite du rapprochement avec l’espace européen de l’enseignement supérieur, y compris la mise en place d’un système de reconnaissance mutuelle des acquis académiques et des diplômes est en cours de réalisation et reste une priorité durable de la réforme de l’enseignement supérieur marocain. A ce titre, le rapprochement aux  modes d’enseignement supérieur du processus de Bologne par l’harmonisation du système modulaire marocain avec le système européen des ECTS, est incontournable. Ce système est d’ailleurs inscrit parmi les priorités du plan d’action du ministère pour la période 2013-2016 car ce projet est de nature à renforcer la compatibilité et la cohérence de l’enseignement supérieur marocain, à promouvoir sa qualité, son attractivité et sa compétitivité.

Objectifs

L’objectif du projet est l’implémentation de 2 composantes fondamentales du Processus de Bologne dans les formations des universités partenaires marocaines (Système des ECTS et le supplément au diplôme). Il s’agit d’une opération pilote à généraliser à l’ensemble des universités marocaines publiques et privées. L’atteinte des objectifs du projet réside d’abord dans la réussite de l’expérience pilote au niveau des universités du consortium puis ensuite dans l’application des résultats du projet à l’ensemble des autres universités .

Au delà de cet objectif national, il est proposé à long terme, de diffuser et de partager l’expérience avec des universités d’Afrique du nord ainsi qu’avec d’autres universités Africaines, qui ont prévu ou qui prévoient d’adopter le système LMD.

Le projet propose plusieurs activités dans six domaines d’action complémentaires qui devraient contribuer à l’accomplissement de cet objectif global :

  1.  Réalisation d’un diagnostic introspectif exhaustif sur deux composantes principales du Processus de Bologne (Système des ECTS et le supplément au diplôme) et la manière dont elles sont réellement impliquées dans les universités du consortium.

L’objectif de ce premier groupe d’activités est de dresser l’état actuel du Processus de Bologne dans les universités européennes et marocaines partenaires, en fournissant à tous les partenaires du projet, des informations comparatives Europe-Maroc sur le Système Européen de Transfert et d’Accumulation de Crédits et le Supplément au Diplôme, ainsi que sur le système modulaire marocain. Ces activités permettront également d’identifier les principaux obstacles qui entravent la mobilité et la reconnaissance des cursus de formation et des qualifications entre universités elles mêmes et entre universités et partenaires socio-économiques. Les expériences de mobilité des étudiants dans l’espace euro-méditerranéen seront également analysées dans l’objectif de détecter les dysfonctionnements vécus.

  1.  Réalisation de campagnes d’information et de sensibilisation en vue d’une meilleure compréhension et de maîtrise des deux composantes du Processus de Bologne (ECTS et Supplément au Diplôme).

Ce deuxième groupe d’activités sera consacré à des séminaires et des ateliers sur le processus d’implémentation des ECTS et l’adoption du supplément au diplôme. Des séminaires sur les modalités de passage au système ECTS, sur les modes et modalités d’évaluation des apprenants et de notation des unités d’enseignements seront également discutés.

  1.  Elaboration de documents, manuels et guides sur les deux composantes du Processus de Bologne et les approches méthodologiques pour l’harmonisation euro-marocaine des modes d’enseignement supérieur.

Le troisième groupe d’activité consistera à proposer et documenter les méthodes et les approches nécessaires pour assurer une harmonisation des deux composantes du Processus de Bologne (Système ECTS et supplément au diplôme) entre les universités européennes et marocaines.

  1.  Conversion de toutes les unités d’enseignements des filières pilotes des universités partenaires marocaines en crédits ECTS, et élaboration d’un supplément de diplôme pour chacune de ces filières.

Le quatrième groupe comprendra des activités d’élaboration d’équivalents ECTS pour toutes les filières de formation

pilotes assurées par les universités partenaires marocaines ainsi qu’un supplément au diplôme. Il s’agit d’une filière licence et d’une filière master par université à choisir parmi les trois champs disciplinaires (Sciences et techniques, Lettres sciences humaines et arts, droit économie et gestion); soit 30 filières de formation accréditées, à raison de 2 filières pilotes par université marocaine du consortium. Ces outils seront annexés aux descriptifs de ces filières et publiés pour une meilleure imprégnation de ces notions. Le choix de ces filières sera laissé à chaque université marocaine membre du consortium, mais tout en assurant une répartition équitable entre les trois champs disciplinaires.

  1.  Introduction des ECTS et du supplément au diplôme dans les canevas d’accréditation de toutes les nouvelles filières de formation qui seront ensuite soumises au ministère de l’enseignement supérieur marocain pour l’accréditation  .

Ce groupe d’activités consistera à accompagner et à assister les porteurs de nouveaux projets de filières de formation et les équipes pédagogiques impliquées dans le processus de montage des projets de filières de formation en veillant à ce que les deux composantes du Processus de Bologne soient respectées, et ce dans toutes les universités marocaines du consortium.

Réactualisation du Progiciel APOGEE (Application POur la Gestion des Etudiants et des Enseignements) pour le rendre compatible avec les ECTS au lieu des modules actuels. Le projet donnera une grande importance à cette activité, elle permettra de gérer d’une façon aisée et optimale les parcours des étudiants et des enseignements.

A la fin du projet, tous les résultats atteints seront dûment documentés et des séminaires de diffusion nationaux seront organisés. Des rapports exhaustifs seront soumis au ministère et à la conférence des présidents des universités marocaines (CPU), afin de généraliser ces mesures et les intégrer dans les normes pédagogiques nationales.

Méthodologie

Les différentes actions feront l’objet d’un suivi et d’une évaluation par une Cellule Marocaine de Coordination et de Suivi (CMCS) dont le rôle sera essentiellement l’exécution du projet et la mise en œuvre d’un système de Crédits équivalants à l’ECTS et du supplément au diplôme.

A la fin, les résultats du projet constitueront une plate forme pour l’élaboration des textes réglementaires nécessaires qui seront publiés et diffusés au ministère de tutelle et à toutes les universités marocaines publiques et privées, voire même à tous les établissements de formation des cadres ne dépendant pas des universités.

L’adoption du système ECTS et du supplément au diplôme (SAD) s’inscrit dans un processus de réforme. Il constituera une étape fondamentale dans la promotion des diplômes en commun, la reconnaissance mutuelle des diplômes et la mise en place au Maroc d’un dispositif de Validation des Acquis de l’Expérience (VAE). L’adoption de l’ECTS et les mesures qui en découlent,  permettront  une bonne mise en œuvre du principe de  la formation le long de la vie.